les AZA AGAINST TAULES et CRA


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Florence Cassez libre, Hollande heureux….


 

Hollande heureux que « la justice prévale »

 

florence-C

 

-« Dans un communiqué, François Hollande a immédiatement salué la décision, ajoutant que « la France remerci(ait) tous ceux qui, au Mexique comme dans notre pays, se sont engagés pour que la vérité et la justice prévalent ». « C’est une période particulièrement douloureuse qui prend fin », a ajouté le président de la République. »-

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Cinq ans déjà, Sept ans de placard et condamnée depuis Cinq ans à soixante piges à passer derrière les barreaux au terme d’une monstrueuse machination hyper spectacularisée!!!!

Et enfin, Florence Cassez peut sortir du zonzon, retrouver ses amis et ses proches…

Ceci sans devoir grand chose aux Média tartuufes qui auront pour beaucoup contribué à l’y enliser dans le gras de leurs colonnes.

Notre Président -qui ne semble pas avoir beaucoup montré ses « petits poings » dans cette affaire-là- se déclare maintenant « heureux«  de l’ issue bien tardive de cette comédie bien tragique… Comme c’est « touchant »!

Quant à nous qui nous réjouissons aussi pour elle,  nous constatons que nous en avons encore pour cinq ans avec le Général Françou à moins que la guerre sociale ne nous en défasse et nous épargne aussi ses éventuels successeurs déjà nombreux dans les starting-bloks.

Puisses-tu Florence retrouver ici avec tes amiEs les moyens de te reconstruire et de vivre loin de tous les cachôts. Fais gaffe tout de même, tous vont tenter dès demain de te foutre le grappin dessus, journalistes, éditeurs, plumitifs, scénaristes divers, sensationnalistes de tout poil….

Surtout: Prends garde à toi.

Steph.

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Prisons: Murs et barreaux se fissurent…les « relais » de l’A-P (CGT) jettent l’éponge!


QUAND LA CONSCIENCE ILLUMINE LE BULBE DE LA CGT-PENITENTIAIRE

 (ça mérite d’être souligné)

 -(Qu’en soient remerciés les amis du blog de résistance à NDDL qui ont fait circuler l’info)-

 http://lutteaeroportnddl.com/2013/01/14/contre-lenfermement-et-lisolement-comment-soutenir-les-personnes-incarcerees-et-autres-inculpe-e-s-de-la-lutte-contre-le-projet-daeroport-de-notre-dame-des-landes/

communique_CGT

Doublement relayé et twitté par Steph+ les AZA


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LISTE DES 132 MORTS EN PRISON EN 2012


 


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Nouvelles de Mike, condamné suite à l’explosion du 1er mai 2009 à Chambéry


LUNDI 22 OCTOBRE 2012

 

 

 

Non Fides – Base de données anarchistes
à moi
Traduire le message

Le 16 octobre 2012, j’ai été convoqué chez une JAP (juge d’application des peines) pour discuter des formes que prendra la condamnation à une année de prison dont 6 mois avec sursis simple prononcée contre moi au procès du 25 mai 2012 en relation avec l’explosion du 1er mai 2009 à Cognin (73).

Après de longues et nombreuses réflexions, je suis finalement resté dans une ligne politique proche de la rupture face aux autorités juridiques tout en plaçant cette rupture dans un profond conflit avec le concept même d’autorité et les dérives carcérales et étatiques qui en découlent. J’ai également refusé d’entrer dans les cases de la sédentarisation et du travail salarié, confirmant ainsi ma détermination à ne pas m’intégrer dans leur misère sociale.

Les conséquences de ma position, et ma volonté de ne pas entrer dans un dialogue et une pacification du conflit nous opposant ont fait que la question même des aménagements de peines n’ont pas été abordés par l’AP (administration pénitentiaire) et que je suis convoqué le 7 janvier 2013 à la M.A. (maison d’arrêt) de Chambery pour y purger le restant de cette peine (4 mois fermes, 2,5 mois en comptant les hypothétiques remises de peines).

Contrairement à ce que prétend la justice, qui essaya en vain de me le faire signer, ce n’est pas une détention volontaire, c’est la visibilisation d’un rapport de force où les armes sont inégales et leur pouvoir de nuisance sur ma vie est tel que j’ai décidé (en gardant la possibilité de changer d’avis) de me rendre en prison.

Malgré ce rapport de force, mon désir d’un monde sans domination n’en est que renforcé et ma détermination à lutter contre toutes les formes d’autorité ne peut qu’être de plus en plus grande. J’en profite également pour remercier les divers groupes et individus ayant partagé les discussions et les réflexions qui m’ont aidé à aboutir à mes prises de positions actuelles. Lors de ma mise en détention, mon adresse ainsi que mon numéro d’écrou seront diffusés et les courriers seront les bienvenus. Parce qu’ici et ailleurs, nos existences et nos espaces de vies ne sont pas aménageables, détruisons ce qui nous détruit et finissons-en du concept d’autorité et de domination. {{Que crève ce monde de merde !!!}} {Mike}. ____ {{{Semis de Liberté}}}

{{ {réflexions autour des aménagements de peine} }}

Suite au verdict et aux diverses formes d’enfermement pouvant en découler, il me semble important d’essayer de mettre en mots quelques unes de mes réflexions. En comptant les deux mois déjà passés en préventive, il me reste donc 4 mois fermes à purger et 6 mois avec sursis pour les 5 prochaines années.

Spontanément, mon premier réflexe fut l’envie de fuir cette situation, mais rapidement j’ai été découragé par l’isolement, l’énergie et les moyens techniques que requiert une cavale en bonne et due forme et la peur de voir mon quotidien, mes projets et mes liens sociaux rythmés une fois de plus par la psychose de l’enfermement.

Malgré ma volonté politique d’insoumission à l’AP (administration pénitentiaire) et le désir de leur rendre la tache la plus dure possible, j’ai quand même rapidement conclu que ma fuite causerait plus de dégâts sur ma vie et celle de mon entourage que les quelques mois d’enfermements prononcés contre moi. J’ai donc essayé de me projeter dans les diverses formes que pourrait prendre mon enfermement afin d’anticiper les conséquences qu’aura cette condamnation dans mon quotidien et celui de mes proches.

Face aux différents types de détentions mis en place par l’AP pour les courtes ou fin de peines (semi-liberté, bracelet électronique), de nombreuses questions concernant ces différents aménagements de peine sont apparues et se sont affinées au fil des réflexions individuelles et collectives. _ C’est donc sur la dualité entre le « choix » de l’aménagement de peine et celui de la prison ferme que va se porter la suite de ce texte.

Parce que le choix d’un aménagement de peine comme amélioration du quotidien n’est valable que dans une logique carcérale, il est donc primordial pour moi de me poser de réelles questions sur les formes que peut prendre l’enfermement durant cette période, afin que ma « décision » ne soit pas conditionnée par l’AP mais le fruit de réflexions collectives et individuelles visant à limiter les conséquences des contraintes en découlant, tout en gardant une cohérence politique.

Dans une situation ou les aménagements de peine permettent d’augmenter massivement le nombre des personnes sous contraintes carcérales tout en réduisant considérablement leurs coûts, ils introduisent quotidiennement ces contraintes au sein même des sphères publiques et privées de la population et garantissent une main d’œuvre docile et exploitable à moindre prix grâce aux moyens de chantage et de contraintes encore plus importants que dans une situation salariale classique, il m’est impossible de ne pas être sceptique face aux pratiques judiciaires visant à étendre l’enfermement hors des murs des prisons.

Il est cependant vrai qu’un aménagement de peine peut permettre d’avoir plus de lien sociaux avec nos proches car les possibilités de rencontres et de communications ne sont plus soumises au formalisme et à l’arbitraire des parloirs, que sans l’intermédiaire et les limitations des cantines et avec la possibilité de pouvoir cuisiner, de se procurer nos aliments, de se doucher quand nous le désirons, d’entretenir une partie de sa vie sociale, affective et sexuelle… on conserve une bien plus grande autonomie dans ce qu’il reste d’un quotidien en comparaison de celui vécu entre les murs d’une prison. _

Mais cela est-il vraiment représentatif de la réalité d’un aménagement de peine ? Dans ma situation personnelle de refus de la sédentarisation et du travail salarié, aménager cette peine reviendrait inévitablement à participer à l’élaboration des formes de la sanction et par conséquent faire du partenariat avec l’AP. Durant les quelques années vécues sous contrôle judiciaire, j’ai eu le temps et les occasions pour affiner quelques réflexions sur les contraintes carcérales hors des murs, j’ai pu constater que lorsqu’on est « enfermé dehors », nos attentes se tournent automatiquement vers notre entourage et, quels que soient les outils mis en place, les déceptions apparaissent. _

Faire le choix d’un aménagement de peine reviendrait donc à avoir des frustrations vis à vis de mes proches au lieu de les diriger contre l’état qui est à la base de mes oppressions.

Vivre une réalité carcérale à l’extérieur me mettrait dans une situation d’isolement puisque je me retrouverais seul à vivre cette oppression parmi des gens avantagé.e.s sur leur liberté de mouvement. Vivre une telle situation d’isolement entrainerait obligatoirement des hiérarchies sur la répartition des tâches et des attentes affectives au sein de mes relations sociales et, même avec une réelle volonté et en y mettant une attention particulière, il me serait impossible que les conséquences ne s’incrustent pas dans mes liens sociaux et envers mes proches.

Etre enfermé dans une cellule dont la porte reste ouverte m’obligerait à refaire le choix de l’enfermement à chaque fois que je serais tenté de la franchir, cela reviendrait à m’autodisipliner continuellement de sorte à m’interdire toutes pulsions visant à mon émancipation sociale, politique et affective.

Dans un mode de vie collectif cela reviendrait à partager les rôles de matons et entrainerait inévitablement des relations sociale ou la répression se mélangerait aux autres paramètres demandant une gestion quotidienne. Dans ma période de contrôle judiciaire, j’ai aménagé mon équilibre social en créant des brèches dans les contraintes imposées et accepter un bracelet électronique reviendrait à supprimer ces espaces de liberté sans lesquels mon équilibre social ne peut qu’être lourdement affecté.

Cependant, les réalités carcérales actuelles ne permettent pas de connaître sa date de sortie puisque à tout moment, une infraction commise en détention peut aboutir à une nouvelle condamnation et entrainer donc un allongement de la durée de l’incarcération.

Ayant des revendications et essayant d’avoir des pratiques anti-autoritaires dans mon quotidien, il m’est difficile d’imaginer une réalité carcérale sans conflit avec l’AP et cela reviendrait à me projeter dans une période ou je serais sans cesse tenté d’étouffer ma conscience et mes instincts de révolte dans la perspective de ne pas prendre de peine supplémentaire en cours de détention.

Faire le choix d’être incarcéré reviendrait à perdre le contrôle sur les formes que prendrait cette condamnation et laisserait la possibilité à l’AP d’organiser mon quotidien durant la période d’enfermement, de choisir le lieux d’incarcération, d’avoir un regard sur mes liens sociaux à l’extérieur via les parloirs, les courriers, etc.

Ce choix entrainerait également que mes amitiés soient affectées par une séparation physique et reposeraient presque uniquement sur la confiance existante et celle pouvant être créée et entretenue par la solidarité via des actions, du courrier ou des parloirs et mon entourage physique sera très restreint et limité aux quelques personnes ayant un droit de visite.

Sans une attention particulière aux ressentis de chaque personne de mon entourage, il me paraît probable qu’une certaine hiérarchisation entre mes relations soit accentuée et puisse être une source de conflit chez des personnes déjà suffisamment affectées par la situation. Mais ce choix reviendrait également à construire de nouveaux liens sociaux dans mon quotidien sans déséquilibre puisque je le partagerais avec des personnes vivant la même réalité carcérale et que cela me pousserait à diriger mes frustrations sur les causes de mes oppressions et non contre mes proches.

Dans ma période d’incarcération préventive, j’ai le souvenir de fantasmer sur le monde extérieur, sur la force de mes relations affectives et d’avoir envie de croquer la vie à pleines dents dès ma sortie. Face aux souvenirs de déprime et de frustrations sociales ressenties lors du début de mon contrôle judiciaire et de mes difficultés à retrouver un épanouissement social et affectif, il me parait plus confortable de me projeter dans une réalité carcérale afin de me préserver de mes frustrations sociales que de me projeter dans une situation où de nombreux éléments me rappelleraient une période de ma vie particulièrement éprouvante.

J’ai également conscience que le décès de Zoé m’a plongé dans une réalité où tout mon équilibre social et affectif a été modifié. Les quelques mois de détention me permirent de vivre cela isolé dans une sorte de bulle et je n’ai eu réellement conscience du vide occasionné par sa mort et de ses conséquences dans ma vie qu’une fois sorti de prison.

Ma détention préventive s’ajoutant à une situation de reconstruction physique et psychique, j’ai vécu cette période dans un mode de survie et que je n’ai laissé que peu de place à mes sentiments et frustrations, et que ceux ci n’ont pu apparaître qu’une fois sous contrôle judiciaire.

En écrivant ces quelques lignes, je me rend compte qu’il est difficile pour moi d’être rationnel dans ce que je ressens face à la dualité bracelet-prison car cela fait référence à des périodes complexes de ma vie, dont je n’ai pas encore pris suffisamment de recul pour affronter et comprendre le rôle de la répression, du deuil, des répercussions physiques de l’accident, les nombreuses autres conséquences affectives et leurs liens avec ma situation actuelle.

Parce qu’au final ce choix n’est pas le mien, et que jamais je ne ferai le choix d’être enfermé dans une prison ou sous surveillance électronique, mon choix se limite à éviter l’aménagement de peine ou la détention en régime fermé.

D’un point de vue personnel, je n’arrive toujours pas à anticiper la position que je prendrai face au JAP (juge d’application des peines), si je tenterai ou non d’aménager ma peine, et je trouve primordial d’avoir la liberté de changer d’opinion autant de fois que nécessaire.

Cependant, ma conscience politique et mes pratiques de lutte anti-autoritaire font que si je cherche une cohérence, je ne peux qu’être contre les aménagements de peine et que l’option rendant la tâche la plus difficile et la plus couteuse à l’AP est celle de la détention en régime fermé. Mais il me parait indispensable d’être également attentif à mon équilibre affectif et social au moment où j’y serai confronté afin qu’un dogme politique ne soit pas le seul paramètre qui influence ma position.

Le plus important à mes yeux n’est donc pas la décision finale résultant de cette situation mais les outils permettant de construire et d’affiner des réflexions autour de cette question, et faire en sorte qu’elles puissent alimenter des discussions et des pratiques, collectives comme individuelles, dans les luttes anti-carcérales et anti-autoritaires de cette société. {{Force et courage à celleux qui luttent contre toutes formes d’enfermement}}

{Mike}.

 

{Pour un contact, des critiques ou autre : soutien25mai [a] riseup.net}


Editeur : Non Fides – Base de données anarchistes
http://www.non-fides.fr


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Le cul de la friteuse -(Centre de Rétention Administrative)- ausculté …


Le caricole vu de l’intérieur

 

 

 – Read this post in English Nederlands 

Non, ce qui suit n’est pas la description d’un décor de film  futuriste, non, ce qui suit n’est pas non plus la description d’un  endroit bien enfoui dans ces régions éloignées de pays totalitaires, non  ce qui suit n’est pas le fruit de fantasmes quelconques, ce qui suit  est situé en Belgique, pays qui se dit accueillant et respectueux des  droits humains. Il s’agit d’une description la plus neutre possible…

Il était une fois un gouvernement qui décida il y a une dizaine  d’années de construire un bâtiment dans lequel il pourrait, à l’abri du  regard de tous, enfermer immédiatement les êtres humains se présentant à  l’aéroport et n’étant pas munis de documents adéquats. Entendez,  documents leur permettant de fouler pour une certaine durée ou une durée  certaine, ce pays de cocagne appelé Belgique, lui-même situé au sein de  l’Europe forteresse qui s’est octroyée le “droit” de choisir qui avait  le “droit” d’y résider, et qui pas.

Ainsi, ce gouvernement poussé par le parti nationaliste de droite,  depuis interdit – le Vlaams Block – décide la construction d’un “centre”  pour caser toutes ces personnes étrangères qui ont été triées à leur  arrivée. Ce centre est la propriété d’une société privée Biac et loué  par la Régie des bâtiments….

(l’Etat loue à une société privée l’espace  pour enfermer des personnes sur un territoire qui n’est pas tout à fait  la Belgique puisque zone no man’s land ..)

Aujourd’hui, magnifique! enfin terminé, le centre depuis baptisé  “Caricole” en raison de sa forme circulaire (pour déboussoler les  occupants ?) est sorti des esprits pour entrer dans la réalité.

Situé à côté de son confrère le 127bis destiné à enfermer les  personnes en attente d’expulsion (centre de rapatriement), le Caricole est accessible depuis l’aéroport par un sas direct.

Il a fière allure  dans la grisaille des champs, tout circulaire qu’il est avec ses  panneaux de bois qui ont déjà l’air pourri.

Mais pour apercevoir ces  panneaux, il faut un peu cligner des yeux puisque la bâtisse est  entourée de grillages noirs, solides, effrayants, environ 4 m de haut,  tout hérissés de barbelés.

Elle est de plus, pour toute sécurité certainement,  entourée de douves pas encore remplies d’eau…. Une armada de caméras  surveille, surveille…

A quelques mètres des pistes d’atterrissage de l’aéroport de Bruxelles National, il a une capacité théorique de 90 places.

Mais, soyez tranquilles, à l’intérieur, on n’entend absolument rien  des allers et venues aériennes, le tout est très bien insonorisé.

Dans  cet intérieur flambant neuf tout est blanc immaculé. immatriculé!

Actuellement une cinquantaine de “résidents” y sont détenus.

Le personnel est composé d’une centaine de personnes dépendant de  l’OE et d’une vingtaine de personnes employées par les sociétés privées  pour la nourriture et le nettoyage.

Tout est prévu, tout est organisé, salles d’interviews pour les  entretiens avec avocats, salle des visiteurs dans laquelle les  “résidents” peuvent recevoir des visites, pas seuls en tête à tête, mais  dans une grande pièce qui compte actuellement 5 tables avec 6 chaises,  il y a même un sympathique coin jeux pour les enfants, tout est prévu.  Murs plafond et portes tout est blanc. Visites possibles de 14 à 16  heures. (C’est le gommage des couleurs qui n’ont pas « Droit de cité »…Steph)

Le personnel, presque au complet se compose d’assistants sociaux et  d’accompagnateurs, infirmières et médecins à disposition des résidents. Question de patience!

Ici, contrairement à ce qui est se subi dans d’autres centres, pas  d’uniformes, les personnes qui s’occupent des détenus sont toutes en  civil.

Il ne s’agit pas de gardiens mais « d’accompagnateurs ». Ils parlent  plusieurs langues.

Un poste de surveillance avec ses multiples écrans, permet de  surveiller en temps réel les alentours du centre ainsi que ses entrées.

Des locaux sont prévus pour “l’intake”, traduisez l’accueil, des  résidents.

Là leur sont fournies des fiches d’information en plusieurs  langues. Il y a la visite médicale comprenant un check-up standard, si  nécessaire des examens particuliers sont entrepris, c’est également là  que se donnent les certificats “fit to flight” traduisez, en état d’être  expulsés….

Ils disposent d’un casier leur permettant de déposer leurs  biens, un gsm leur est remis dans lequel ils peuvent utiliser leur carte  personnelle.

Ils/elles disposent d’un badge perso pour acéder à leur chambre(?).
La circulation est libre (?),  elles/ils peuvent même se rendre dans la cour entre 7h30 et 22h30.

Cette cour  n’est pas énorme, environ 2 x 60 m2 et les autres espaces  pour du foot out du basket ne sont accessibles qu’accompagnés –  grillages extérieurs oblige.
Tout est blanc, si ce n’est le couloir qui indique la couleur de  “l’aile” – bleue, orange, brune,… tout est à l’identique puisqu’on est  dans le circulaire….

Mais que serait un centre sans sa cellule d’isolement. Environ 3m sur  4 avec pour seul mobilier un bloc-lit et un wc. Les “fenêtres”  rappellent des meurtrières puisqu’elles sont 2 et font env. 10 cm de  large et 1,50 m de haut. Tout donne sur le vide des champs.

D’autres salles existent, bibliothèque, salle de ping-pong et  fitness, accès à internet pour les matières concernant l’asile, salle de  création… heures d’ouvertures indiquées comme toutes les autres  indications aux portes d’ailleurs, en néerlandais uniquement.

Ce  territoire no man’s land est-il donc flamand?Wallon? Européen?

Il y a deux grandes pièces de détente, accès libre, l’une dispose  d’une télévision et d’un billard, il y a aussi un fumoir. Les deux  grandes salles sont sous surveillance puisqu’un espace vitré entre les  deux est occupé par des accompagnateurs, l’autre espace comme un  comptoir permet de demander l’une ou l’autre chose comme du thé par  exemple.

Les chambres sont elles aussi blanches, 2, 4 voire 6 places,  celles-ci avaient été prévues pour des familles mais le rappel aux lois  en empêche actuellement cet usage sauf occasionnellement pour une nuit  avant une expulsion. Les chambres sont libres d’accès dans la journée,  elles comportent une TV qui est allumée entre 7 et 10h et entre 19 et  23h. Elles disposent d’une salle de bain avec WC.

Les repas sont pris en commun, une cantine, self-service, nourriture  correcte, accoustique désastreuse comme partout dans le centre  d’ailleurs.

Voilà une description des lieux, elle ne parle pas des sentiments de  ceux qui s’y trouvent enfermés.


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Relais: SOUTIENS A MUMIA ABU-JAMAL


DIFFUSION NATIONALE AUX SOUTIENS A MUMIA ABU-JAMAL

TERRANCE (TERRY) WILLIAMS NE SERA PAS EXECUTE

Dans une décision sans précédent aux Etats-Unis, une juge de Pennsylvanie a annulé vendredi la condamnation de ce détenu victime de maltraitances et d’abus sexuels dans son enfance, dont l’exécution était programmée ce mercredi 3 octobre pour le meurtre de deux de ses agresseurs. Le cas de Terry Williams a suscité une campagne internationale (à laquelle les soutiens à Mumia ont répondu présent), les protestations de l’Union Européenne et de plus de 150 personnalités américaines ex-procureurs, juges, professeurs de droit, spécialistes de l’enfance et d’anciens jurés au procès qui demandaient que la peine soit commuée en réclusion criminelle à perpétuité. »La juge Sarmina a relevé que l’Etat avait volontairement et délibérément supprimé des preuves qui auraient eu un impact sur la décision du jury concernant la vie ou la mort », a déclaré l’avocat de Terry Williams. La juge n’a pas fixé de nouvelle date d’audience mais a suspendu l’exécution et annulé la sentence de mort. Le procureur Seth Williams (dont on connaît l’attention toute particulière qu’il porte à Mumia) a immédiatement annoncé qu’il faisait appel de cette décision devant la Cour suprême de Pennsylvanie. Cette décision intervient alors que Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, en déplacement à New York, a lancé une campagne aux Nations Unies pour l’abrogation universelle de la peine de mort. Le même jour, en Louisiane (sud), Damon Thibodeaux, 38 ans, est sorti de prison vendredi après avoir été innocenté par des analyses ADN du viol et du meurtre de sa jeune cousine, au terme de quinze années dans le couloir de la mort.

RUE MUMIA BOBIGNY flyer

 

DIMANCHE 7 OCTOBRE (16h) AU RESTAURANT LE PROCOPE A PARIS (*)

Dans le cadre de la 6ème édition du festival international de la poésie, notre amie Claude Guillaumaud-Pujol participera à un débat sur la thématique « des condamnés innocents ». Elle évoquera à cette occasion l’histoire de Janine, Janet et Debbie, prisonnières politiques américaines à qui elle rend régulièrement visite. Son dernier livre « Prisons de femmes » leur est entièrement consacré … Pour en savoir plus sur le festival : http://festivalinternationalpoetesaparis.blogspot.fr/p/programme.html

(*) Le Procope – 13 rue de l’Ancienne Comédie – Paris 6ème – métro Odéon.

 

HOMMAGE A MOULOUD AOUNIT (12 octobre / 18h à Paris)

Nos amis du MRAP rendront hommage à Mouloud Aounit décédé en août dernier. Le collectif unitaire national de soutien à Mumia Abu-Jamal participera à cette cérémonie pour saluer l’engagement de Mouloud contre toutes les formes de racisme et sa contribution personnelle au combat pour sauver le journaliste noir américain sorti récemment du couloir de la mort. Nous invitons les franciliens à être nombreux à la soirée d’hommage (pièce jointe) qui aura lieu le vendredi 12 octobre à la Bourse du Travail de Paris – 27 bd du Temple (métro République). Attention, réservation nécessaire au 01 53 38 99 82 ou par e-mail : secretariat-direction@mrap.fr

 

Invitation-Hommage_MRAP-Mouloud-Aounit

 

PROJECTION DU FILM DE JOHANNA FERNANDEZ (12 octobre / 20H30 à Bobigny)

« Justice on trial, the case of Mumia Abu-Jamal » (La justice en procès) est un documentaire produit par la porte-parole de Mumia Abu-Jamal, Johanna Fernandez. Il met en évidence la violence du procès de Mumia et la fabrication courante de preuves pour condamner les afro-américains et les latino-américains aux Etats-Unis, et ce de manière discriminatoire et disproportionnée. La projection sera suivie d’un débat avec Johanna Fernandez (voir la pièce jointe pour réserver).

 

INAUGURATION D’UNE RUE MUMIA ABU-JAMAL A BOBIGNY (13 octobre / 11 h)

Catherine Peyge, maire de Bobigny, inaugurera une rue au nom du célèbre journaliste noir américain qui est déjà citoyen d’honneur de la ville (invitation en pièce jointe), en présence de Jamal Hart (fils de Mumia) et de Johanna Fernandez (porte-parole de Mumia). Nous reviendrons sur cet évènement et les manifestations qui l’accompagneront du 10 au 19 octobre : expo, projection du film « Justice on trial, the case of Mumia Abu-Jamal » produit par Johanna Fernandez le 12 octobre (voir la pièce jointe pour réserver), représentation théâtrale « La dernière scène » d’Alain Foix, un dialogue imaginaire entre Mumia Abu-Jamal et Martin Luther King, le 19 octobre (voir la pièce jointe pour réserver).

LA DERNIERE SCENE théâtre Bobigny

 

LE COLLECTIF UNITAIRE NATIONAL DE SOUTIEN A MUMIA ABU-JAMAL,
rassemblant une centaine d’organisations et de collectivités publiques françaises.
www.mumiabujamal.com


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L’honnête au pays des frelons 7


Et pour commencer ce nouveau blog, un article tiré du site:

Alexandre Jacob, l’honnête cambrioleur

 

 

Voilà trois heures que j’écris. La lettre qu’Alexandre Jacob envoie à sa mère après la tenue du procès d’Orléans parait fort longue. Et pour cause. L’honnête cambrioleur, vaincu de guerre sociale, entend donner sa version et son analyse de sa comparution devant la cour d’assises du Loiret. Avec force de détail et un humour des plus féroces, le cabotin supérieurraconte une véritable comédie dramatique de ses préparatifs jusqu’à sa conclusion et nous fait voir un spectacle judiciaire dans lequel il tient le premier rôle. La narration du procès par la presse locale (le Républicain Orléanais entre autres) le confirme : c’est bien Jacob qui a rédigé un scénario que l’on peut suivre sur cinq jours de rédaction, du 22 au 26 juillet 1905.

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